Le guerrier pacifique
ou le combat contre l’oubli de SoiArchive pourVision
Du 9 au 15 novembre 2009 : Les mirages

Les plus grandes choses ont été accomplies à partir de sources non matérielles : idéal, vision, amour, courage…On ne peut pas toucher ces choses, on ne peut les tenir.
Dans la vie, vous pouvez soit choisir que l’Esprit soit votre énergie et force premières, ce qui vous motive en tout premier, ou vous pouvez tomber dans l’illusion que la matérialité, le physique est réel et permanent.
En grandissant spirituellement, nous apprenons à voir au-delà de l’illusion et nous résistons à croire aux apparences du monde afin qu’elles n’aient plus d’emprise sur nos pensées, émotions, réactions et comportements.
Cette semaine, focalisez-vous tout particulièrement pour ne pas vous laisser abuser par les apparences physiques de ce monde, et restez centré dans l’Esprit.
Ne vous laissez pas contrôler par les illusions de cette vie matérielle.
Et si vous vous surprenez à le faire, réjouissez-vous! Plus vous en prendrez conscience, et moins souvent vous tomberez dans cette erreur.
Que votre mantra, pour cette semaine et au-delà, soit : “Les apparences sont trompeuses…”
(d’après un article de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com, 22 janvier 2009)
10 au 17 août : Faites l’expérience de votre sainteté

Être saint, qu’est-ce que cela signifie?
Cela veut dire être conscient que le monde est un ensemble et que nous sommes connectés les uns aux autres par l’étincelle divine qui existe en chacun d’entre nous.
Si nous faisons du mal à autrui, en réalité, c’est à nous-même que nous faisons du mal. Maltraiter quelqu’un, c’est comme si vous mettiez votre doigt dans une prise électrique.
Oui, il y a des répercussions liées à chaque parole et chaque action.
C’est pourquoi le partage avec autrui est toujours dans notre intérêt.
Cette semaine, branchez-vous sur cet état de Conscience. Voyez tout le tableau. Regardez chacun comme un Autre Aspect de Vous-même, surtout si la situation est conflictuelle.
Faites l’expérience de votre sainteté…
(D’après un article de Yehuda Berg sur Kabbalah.com)
3 au 9 août 2009 : La seule certitude

Nous faisons toujours toutes sortes de projets, et nous investissons du temps et de l’argent pour qu’ils soient bien préparés et aboutissent comme nous le désirons : pour nos vacances, notre profession, notre famille, notre retraite, etc…
Pourtant toutes ces choses sont incertaines, nos vacances peuvent être annulées, nous pouvons être licenciés, perdre notre famille ou n’avoir pas assez de points de retraite…
En réalité, dans notre vie, il n’y a QU’UNE SEULE CHOSE dont nous pouvons être certain: nous allons mourir.
Ou, plus précisemment, demain, dans un mois, dans dix ou plus notre âme choisira de quitter ce corps pour aller vers d’autres horizons.
Pourtant, que faisons nous pour préparer ce départ, concrètement?
Nous vivons comme si nous étions éternels, comme si nous avions tout le temps pour nous préparer, mettre de l’ordre dans nos affaires, prévoir le financement de nos obsèques, pardonner ou demander pardon, dire je t’aime à ceux qu’on aime, réaliser nos rêves, exprimer ce que nous ressentons réellement ou décider d’être heureux.
Notre société moderne à peur de la mort, c’est un sujet tabou qu’il ne faut pas aborder, pourtant vivre avec le rappel de la mort n’est pas forcément morbide et effrayant, mais peut au contraire éclairer nos journées et raviver notre énergie.
Cette semaine, si vous rencontrez un problème, un souci, si quelqu’un vous met en colère, si vous perdez quelque chose, ou quoique ce soit que vous jugez négatif, imaginez qu’il ne vous reste que quelques heures, quelques jours à vivre. Vous verrez aussitôt que ce qui vous troublait ou vous énervait tant n’est pas si grave, si énervant que ça…
Cette semaine, si votre enfant, votre ami ou votre conjoint fait quelque chose qui vous met en colère, imaginez qu’il meure, et vous verrez que vous ressentirez aussitôt de l’amour et de la compassion, que vous aurez envie de leur pardonner tout de suite, et que leur offense semblera bien futile…
Cette semaine, si vous désirer ardemment obtenir telle ou telle chose, si vous avez peur de vous séparer de telle ou telle chose, imaginez que vous êtes mort et que c’est votre famille qui doit gérer ce que vous avez laissé. Vous verrez alors qu’il y a beaucoup de vos possessions qui ne sont pas vraiment nécessaires…
Le rappel de la mort donne sa juste mesure à la vie, la mort peut nous aider à m ieux vivre, à voir le trésor de chaque instant.
Je rends ici hommage à mon père dont l’âme a choisi de quitter ce monde le 27 juillet 2009.
Embrasser le ciel et la terre de Andrew Cohen
aux Editions Le Relié
Ce livre nous invite au coeur d’une vision d’une rare acuité, prônant fermement, sans accepter aucun compromis, la nécessité d’une détermination totale et absolue d’être libre, pour se libérer de la peur, de l’ignorance et de l’ego.
L’auteur encourage tous les chercheurs spirituels qui ont déjà eu des visions de la Réalité, de transformer cette vision en expérience vécue.
Le message est simple : Cessons de nous abuser nous-même. Si nous désirons être totalement libérés de l’ignorance qui attire la souffrance dans notre vie, nous devons être déterminés, convaincus, persévérants et courageux.
L’écriture est limpide, l’enseignement lumineux, sans concessions, mais en même temps empreint de douceur, ce qui est très encourageant. Il nous entraîne vers une compréhension nouvelle, plus élevée et nous aide à trouver la motivation essentielle à notre quête.
( Voir extraits de ce livre dans la catégorie Paroles de Guerrier, article “Pour être libre” de Andrew Cohen)
Le serpent venimeux

Ramana Maharshi, un Maître éveillé hindou mort en 1950, avait l’habitude de méditer dehors, sous les arbres, parfois avec ses disciples.
Un jour qu’il méditait ainsi en groupe, un serpent venimeux est sorti du fourré près duquel était assis Ramana, en position de méditation.
Horrifiés, les disciples virent le serpent glisser vers leur Maître, escalader sa cuisse, et repartir de l’autre côté pour disparaître dans un buisson. Pas un instant, Ramana ne broncha.
Une fois le serpent parti, les disciples, revenu du choc, demandèrent à Ramana :
“Maître! Qu’avez-vous ressenti lorsque le serpent a glissé sur vous?”
Et Ramana de répondre :
“Une agréable sensation de fraîcheur”.
J’aime beaucoup cette histoire qui m’a été racontée par un instructeur hindou, (et que je retranscris de mémoire) parce que je suis émerveillée par l’attitude du Maître qui est totalement et absolument dans la Réalité, hors de tout filtre mental.
Les disciples, comme la plupart d’entre nous, n’ont pas vu le serpent, mais l’image mentale de cet animal associée avec des pensées de venin, de danger, de morsure mortelle, etc… et cela a provoqué en eux des émotions de peur et d’angoisse.
L’être éveillé, lui, n’a rien projeté, imaginé, supposé…
Il a simplement été le témoin de ce qui se passait et c’est ce qu’il a décrit : l’impression de fraîcheur qu’on ressent lorsqu’on touche un animal à sang froid comme un serpent.
Et en conséquence, il est resté dans une paix absolue, qui a sans doute été ressentie par l’animal.
C’est un exemple de ce qu’est la véritable méditation : une attitude intérieure d’observation aigüe et détachée de ce qui est, qu’on peut développer en position immobile du lotus pendant un certain temps, mais qui en réalité est un état d’être qui peut se prolonger dans la vie quotidienne.
Ce que les hindous appellent “l’état naturel”.