Le guerrier pacifique
ou le combat contre l’oubli de SoiArchive pourLibération
17 au 24 août 2009 : Se désembourber

Des regrets, j’en ai eu quelques uns…
Combien d’entre nous sommes embourbés dans des ornières parce que nous nous accrochons à des affronts passés, des traumatismes, des occasions manquées, et des trahisons?
La meilleure façon de lâcher prise et de se désembourber est de reconnaître et d’accepter que ces choses négatives que nous avons faites (ou qu’on nous a faites) sont des pas sur le chemin qui nous ont emmené où nous devions être maintenant.
Prenez le temps de repenser aux souffrances du passé. Autorisez-vous à arriver au point où vous pouvez les accepter comme des bénédictions, la chose parfaite qui vous a aidé à construire le nouveau vous.
Pardonnez-vous pour vos erreurs et échecs, car cela faisait partie du chemin.
Cette semaine, à chaque évocation douloureuse du passé, rappelez-vous qu’on ne peut apprendre que par l’erreur, que les choix qui ne vous ont pas rendus heureux vous ont permis de savoir ce que vous ne voulez pas ou plus, et ce que vous désirez vraiment.
Si vous pouvez relâcher votre étreinte sur la colère, la tristesse et les regrets, il sera plus facile pour vous de voir la Lumière dans les ténèbres et d’avancer vers la Liberté et la Paix intérieures.
(D’après un article de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com)
Embrasser le ciel et la terre de Andrew Cohen
aux Editions Le Relié
Ce livre nous invite au coeur d’une vision d’une rare acuité, prônant fermement, sans accepter aucun compromis, la nécessité d’une détermination totale et absolue d’être libre, pour se libérer de la peur, de l’ignorance et de l’ego.
L’auteur encourage tous les chercheurs spirituels qui ont déjà eu des visions de la Réalité, de transformer cette vision en expérience vécue.
Le message est simple : Cessons de nous abuser nous-même. Si nous désirons être totalement libérés de l’ignorance qui attire la souffrance dans notre vie, nous devons être déterminés, convaincus, persévérants et courageux.
L’écriture est limpide, l’enseignement lumineux, sans concessions, mais en même temps empreint de douceur, ce qui est très encourageant. Il nous entraîne vers une compréhension nouvelle, plus élevée et nous aide à trouver la motivation essentielle à notre quête.
( Voir extraits de ce livre dans la catégorie Paroles de Guerrier, article “Pour être libre” de Andrew Cohen)
Lâcher prise / Guy Finley : la clé de la transformation intérieure

Aux éditions Pocket, collection Evolution, en poche. 6,90€ en mai 2009. Existe aussi aux Editions de l’Homme, dans une belle présentation mais plus chère.
Ce livre m’est d’une aide précieuse parce qu’il explique ce qu’est le véritable lâcher prise, pourquoi et comment lâcher prise.
Avant de lire ce livre, je croyais que le lâcher prise, dans les moments difficiles, c’était de penser à autre chose, de détourner mon attention par quelques activités, de cesser de me trituter la tête et de tout remettre entre les mains de Dieu.
Mais cette attitude, en fait, et une forme de fuite, donc une action motivée par la peur, donc non bénéfique pour notre croissance intérieure.
Dans ce livre, Guy Finley nous explique que lâcher-prise, c’est abandonner ce petit “moi”, cet ego qui est la source de tous nos problèmes, et d’entrer en communication avec le Moi profond, qu’on peut aussi appeler Dieu en nous.
Pas à pas, il nous montre comment reconnaître notre Vérité en réalisant d’abord ce que nous ne sommes pas, afin de nous aider à nous reconnecter avec Ce que nous sommes vraiment, ce qu’il appelle notre nature supérieure.
J’ai vécu il y 30 ans une expérience forte qui a pris tout son sens après la lecture de ce livre, validant totalement cet enseignement.
Elle est racontée sur le blog “Conversations avec Dieu” (voir blogroll) dans la catégories “Témoignages” titre “Lâcher prise”.
Ce n’est pas histoire de raconter ma vie qui n’a aucun intérêt en soi, mais pour le témoignage qui peut vous encourager pour votre propre vie.
“Une fois que vous avez établi le contact avec cette partie secrète de votre moi, elle se charge du reste” page 34
Cela ne vous fait-il pas penser à ce qu’à dit Jésus? “Cherchez le Royaume des Cieux et tout le reste vous sera donné par-dessus.” C’est ce livre qui m’a fait comprendre que le Royaume des Cieux, c’est la prise de conscience de notre Divinité, la réalisation de notre véritable nature.
“On se libère d’une entrave par la connaissance et non par la force” page 23
“Lâcher prise n’a rien à voir avec le don de soi, ni avec le ressentiment ou l’amertume qui vont apparemment de pair avec l’abnégation. Lâcher prise n’a rien à voir avec la discipline, avec la réorganisation externe de notre vie ou avec la recherche de liberté au sein de nos relations personnelles. En fait, lâcher prise est uniquement une question d’abandon de soi.” page 32
“S’abandonner soi-même c’est abandonner ses problèmes car les deux sont une seule et même chose.” page35
“Le malheur ne va pas vers vous, il provient de vous” page 36
“Souffrir n’est rien qu’une mauvaise habitude” page 36
“La véritable liberté, c’est l’absence d’un moi prisonnier et non les pièges auxquels le moi se laisse prendre pour se donner une impression de liberté” page 36
Le chemin vers la béatitude

C’est parce que j’ai moi-même identifié la souffrance,
Compris la souffrance,
Identifié les causes de la souffrance,
Supprimé les causes de la souffrance,
Reconnu l’existence du bien-être,
Obtenu le bien-être,
Identifié le chemin qui mène au bien-être,
Parcouru ce chemin jusqu’au bout
Et réalisé la libération totale,
Que je peux proclamer ma délivrance.
Le Bouddha
Le jeûne (mise à jour 29 mai 2009)

Qu’est-ce que le jeûne?
Si la simple évocation du mot “jeûne” vous met mal à l’aise, c’est que vous n’avez pas encore fait l’expérience intérieure de ses bienfaits, même s’il vous est déjà arriver de jeûner. Le but de cet article est de vous parler du jeûne, source de bien-être, de joie et de liberté, et de peut-être, vous donner envie d’en faire l’expérience.
Définition : Le jeune est l’abstention volontaire de nourriture, pour des raisons d’hygiène personnelle, médicales, politiques ou spirituelles.
Mais on peut parler aussi de jeûne hydrique, de jeûne de raisin, de jeûne de chair animale, etc… Ici, c’est l’abstention d’un certain type d’aliments.
Pourquoi jeûner?
Le jeûne est un formidable outil spirituel pour celui qui veut se connaître mieux et gagner en liberté intérieure.
Comme toute pratique spirituelle, le jeûne ne doit jamais être une obligation, mais une occasion.
Une opportunité pour s’observer intérieurement, apprivoiser et apaiser le mental, se libérer de certains attachements et se connaître et s’apprécier mieux, en allant au-delà de nos limites habituelles.
Le secret d’un jeûne qui amène à la “joie de l’âme”, c’est l’intention et la conscience avec laquelle vous jeûnez.
Si vous jeûnez pour obtenir quelque chose de concret : perte de poids, guérison, victoire sur soi-même, vous vivrez des expériences et résultats intérieurs sensiblement différents que si vous jeûnez pour trancher des attachements et aller vers plus de liberté intérieure.
On reconnaît une spiritualité authentique dans le fait qu’elle enseigne le détachement. Car c’est l’attachement aux choses impermanentes et illusoires de ce monde qui nous voile la Vérité Ultime et empêche notre conscience de s’ouvrir.
Attention! Je parle d’attachement et non d’appréciation.
Il ne s’agit pas de rejeter les “plaisirs du monde” comme des choses mauvaises, comme des péchés, mais de les voir pour ce qu’ils sont: le plaisir de nos papilles gustatives, de ce corps que nous ne sommes pas.
L’attachement aux plaisirs du corps renforce la fausse identification. Mais pas l’appréciation ou la préférence.
“Jouissez de tout, ne vous attachez à rien“ enseignent les Sages.
D’ailleurs, lorsque notre conscience est en éveil, que nous sommes vigilants, avec un mental calme, toutes les sensations du corps sont plus claires et vives, et participent à notre béatitude.
Les effets du jeûne
Lorsqu’il est fait avec conscience, le jeûne a des effets bénéfiques physiques, psychologiques et spirituels.
Physique :
Le jeûne repose le corps, qui utilise beaucoup d’énergie pour la digestion, l’assimilation et l’élimination des aliments. C’est pourquoi les animaux et les jeunes enfants jeûnent spontanément lorsqu’ils sont malades, laissant ainsi au corps toute son énergie pour combattre la maladie.
Le jeûne purifie le corps, le régénère, le revitalise, car il provoque des éliminations importantes dans le corps, l’aidant à se débarrasser d’impuretés incrustées qui ne peuvent être atteintes lorsque le corps est nourri 3 à 5 fois par jour. Cette purification physique est plus ou moins profonde en fonction du type et de la durée du jeûne.
Enfin, le jeûne régénère le corps, car les éliminations laissent la place au renouvellement des cellules, à la circulation de l’énergie du corps, qui, allégé, nettoyé, fonctionne mieux. Un corps trop nourri, et trop souvent, devient vite comme un moteur encrassé.
Psychologiques :
Se priver de nourriture, donc d’éléments porteurs de vie pour nos cellules, va réveiller ou exacerber toutes sortes de peurs en nous.
En effet, dans nos sociétés capitalistes, nous sommes conditionnés depuis la tendre enfance à manger plusieurs fois par jour et de manière relativement copieuse. Nous oublions que le corps humain peut rester plus de 30 jours sans nourriture, et cela sans dommages.
Inconsciemment, pour notre mental, ne plus manger, c’est risquer de mourir. C’est être en manque d’énergie, c’est risquer de tomber “en panne”, de ne plus avoir de force.
Si c’est le cas, le jeûne nous le montrera très vite : on va se sentir faible, à peine capable de bouger, on n’osera pas quitter son lit ou son fauteuil, on n’aura l’impression que nos jambes ne nous portent plus.
Et pourtant, tout cela est faux! C’est notre mental, nos peurs, qui créent ces symptômes! Parce qu’une fois ces peurs dépassées, l’habitude et la confiance dans le jeûne bien installées, non seulement ces faiblesses disparaissent, mais elles sont remplacées par un regain d’énergie.
Je me revois encore, toute surprise, en train d’élaguer les arbres de mon jardin pendant trois heures, en plein jeûne, ou bien voir mon corps recevoir un sursaut d’énergie après 45 minutes de course et dépasser tous mes camarades joggeurs, alors que je n’avais rien mangé depuis la veille, à un repas par jour depuis 3 semaines!
Le jeûne va déclencher aussi des frustrations, des réactions d’humeur, comme la colère, car ces émotions viennent de ne pas pouvoir avoir ce que l’on veut. On va se sentir énervé, agacé par un rien. Si l’on jeûne en pleine conscience, ces réactions sont très intéressantes à observer et riches en enseignements. Elles sont la manifestation de l’ego qui veut tout, tout de suite, pour lui tout seul.
C”est la façon la plus efficace de s’en débarrasser : de ne pas se laisser absorber par elles, mais au contraire, de voir qu’elles sont déclenchées par le jeûne, par le corps qui a pris l’habitude de faire ce qu’il veut. En général, ces manifestations ne durent pas trop longtemps et apparaissent souvent le matin, quand on ne peut pas prendre son petit café…C’est là qu’on s’aperçoit du poids de l’habitude, de notre conditionnement alimentaire.
Le plus dur, dans les vrais jeûnes longs (les différents jeûnes seront détaillés plus loin) ce sont les envies, les rêves alimentaires qui surviennent en général au début du jeûne, parfois les tout derniers jours. Ils sont un signe très sûrs de nos peurs intérieures.
Spirituels :
Le jeûne, par tout ce qu’il déclenche en nous, sur de nombreux plans, est un formidable outil de connaissance de soi, du fonctionnement de notre mental et des émotions qui lui sont liées.
Plus nous nous connaissons nous-mêmes, plus nous pouvons prendre du recul par rapport à cette personnalité, et donc nous en dés-identifier, et commencer par ressentir notre véritable Nature, cette Conscience Témoin qui regarde le spectacle de notre vie.
Quand j’ai commencé à comprendre ma mauvaise humeur du matin des jours de jeûne, c’est devenu très drôle à observer et très libérateur aussi, de voir comment le simple fait d’en prendre conscience m’en a rapidement libérée.
Le jeûne révèle nos attachements, liés à la peur du manque, à la peur de mourir. Or, c’est la peur qui nous enchaîne aux illusions du monde, c’est la peur qui nous fait tourner le dos à l’amour.
Le jeûne révèle comment nous avons de la difficulté à ressentir de la joie, du bien-être, de la force, de la foi, quand notre estomac n’est pas bien rempli, quand il nous manque des choses matérielles. Par cette prise de conscience, nous réalisons la fragilité et la fausseté de nos sentiments de force et de joie, car s’ils étaient vrais, ils ne seraient pas liés à quelque chose de matériel, d’impermanent.
C’est ainsi que le jeûne nous pousse à rechercher en nous ce bien-être, cette force, cette joie, même l’estomac vide! C’est là qu’on s’aperçoit que notre sentiment de sécurité, de bien-être est trop lié à des choses extérieures à nous-mêmes.
Le jeûne nous guide à nous “nourrir” autrement : méditer, lire, chanter, écouter de la musique, dessiner, créer, se promener dans la nature, donner de son temps pour les autres ou quoique ce soit qui nous fasse du bien.
Vous verrez qu’avec la pratique, même si l’heure de la fin du jeûne approche, vous n’aurez pas envie de vous arrêtez de faire ce que vous êtes en train de faire, tellement votre esprit est clair, votre mental paisible et votre corps plein d’énergie!
Méditer, prier, lire des textes spirituels, tout cela prend plus de sens et de force lorsque notre corps n’est pas occupé à digérer et notre mental à penser à ce qu’il va manger.
C’est pourquoi le jeûne apaise le mental, encourage le lâcher-prise. Mais pas tout de suite…
Car au début, le mental se rebiffe, se rebelle, plus que le corps, même! C’est là qu’on s’aperçoit qu’on mange trop souvent sans faim, par habitude, par occupation, par réconfort ou récompense.
Au début, on passe son temps à surveiller sa montre ou le calendrier (selon le type de jeûne) on s’imagine ce qu’on va manger à la fin du jeûne, on préfère s’isoler au moment du repas familial, on repousse les invitations des amis, on évite de regarder les vitrines des magasins, bref, on est en combat avec le mental, car c’est lui qui a peur.
Mais si on a su bien préparer son jeûne, avec douceur, conscience, patience, compréhension, petit à petit, le mental va se mettre en confiance, et s’apaiser. Et plus il sera tranquille, apprivoisé, soumis, plus le jeûne sera agréable, et moins le mental aura peur pour les jeûnes suivant. Ses obsessions cesseront.
Cependant, il faut être honnête avec son corps et son mental. Je me souviens qu’un fois j’avais décidé de faire 3 jours de jeûne total (jour et nuit) et comme ça se passait très bien, je me sentais en forme, l’esprit tranquille, j’ai décidé le troisième jour de pousser deux jours de plus pour faire 5 jours. Et bien mon corps n’a pas apprécié du tout! J’ai commencé à avoir des malaises, divers symptômes désagréables, comme si le corps s’était dit :“ OK. Pas de nourriture pendant 3 jours. Je peux faire ça. Mais tu as dit trois jours, hein, c’est trois jours, après, il me faut de la matière organique!”
Le jeûne nous fait aussi découvrir en nous des possibilités qu’on n’imaginait pas. On s’aperçoit alors vraiment comment c’est l’esprit qui influe sur le corps, et non l’inverse. On s’aperçoit que finalement, on n’a pas besoin de toute cette nourriture pour être heureux, plein d’énergie, et l’esprit clair. On découvre en nous une liberté insoupçonnée, et cela devient un vrai plaisir que de n’être plus dépendant de nos désirs.
Et c’est alors qu’on peut même faire la cuisine pour sa famille en jeûnant, qu’on peut même aller au restaurant avec ses amis, et se sentir joyeux et libre! On découvre les mensonges du mental qui nous fait croire que si on n’a rien mangé à midi, on va s’évanouir.
On se rappelle alors qu’il y a des millions d’êtres humains sur la terre qui ne prennent qu’un repas par jour, et qui vivent souvent dans des conditions difficiles. Et l’on se sent plus proche d’eux quand on jeûne.
On se sent plein de gratitude de savoir que nous avons la grâce de pouvoir trouver de la nourriture aussitôt à la fin de notre jeûne, ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’êtres humains sur terre, en jeûne “forcé”.
Cette nourriture si abondante, qu’on peut trouver partout, on se met à la regarder d’un autre œil, avec plus de respect et de gratitude. Notre conscience s’est aiguisée, notre cœur s’est ouvert.
Et les premières bouchées après un jeûne, si elles sont prises dans la paix et la conscience, sont absolument divines.! Car nos sens sont totalement en alerte, vivants, ouverts, et nous pouvons même ressentir, avec la pratique, l’énergie de l’aliment qui se diffuse dans le corps.
Les différents types de jeûnes
Le jeûne strict
C’est l’abstention de nourriture et de boisson pendant un certain nombre de jours ET de nuits. C’est-à-dire qu’on n’absorbe aucune nourriture ni boisson pendant 24 heures, 48 heures, etc…
Par exemple, dans la Bible, lorsque Moïse alla sur le mont Sinaï pour recevoir de Dieu les Tables de pierre où étaient inscrits les dix commandement, il est dit que :
“Moïse fut là avec l’Eternel quarante jours et quarante nuits. Il ne mangea point de pain et ne but point d’eau.” (Exode 34 :28)
Ce jeûne tient du miracle, car scientifiquement, un être humain ne peut survivre sans eau que 3 à 4 jours, avec des symptômes très pénible. (Langue qui gonfle, par exemple) A ne pas tenter, donc…
Par contre, un être humain peut vivre 40 jours sans nourriture et sans dommages physiques, à condition bien sûr de s’être bien préparé et de le vivre dans de bonnes conditions matérielles, psychologiques voire spirituelles.
Il est vivement recommandé, si ce type de jeûne vous intéresse, de ne pas le faire seul, et de vous adresser à des professionnels sérieux du jeûne.
Par contre, il n’est pas trop difficile de pratiquer ce jeûne strict pour 3 jours par exemple, voire cinq. Cependant, si vous voulez que ce jeûne se passe le mieux possible, il est important de préparer le corps à l’avance et de prévoir les meilleures conditions possibles. Nous y reviendrons dans les “Conseils pour bien jeûner”.
Ce type de jeûne consiste donc à ne rien manger mais à boire a volonté de l’eau tout au long de la période. C’est sans doute celui qu’a pratiqué Jésus :
“Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, Il [ Jésus ] eut faim.” (Évangile de Mathieu, 4 : 2)
Le jeûne de 24 heures
De nombreuses religions encouragent leurs fidèles à pratiquer un jeûne de quarante jour. Par exemple, les Chrétiens au moment du Carême ou les musulmans avec le Ramadan.
Il ne faut pas confondre ce jeûne avec le jeûne strict.
Il s’agit de pratiquer un jeûne de 24 heures, qui est renouvelé pendant une durée de jour, choisie à l’avance.
En général, le jeûne commence le soir après le dîner, par exemple à 20 heures, et l’on ne mange aucune nourriture et éventuellement on ne boit pas non plus, jusqu’au lendemain soir 20 heures, soit 24 heures!
Ce jeûne est beaucoup plus facile à pratiquer, et il est très bénéfique de le faire régulièrement, par exemple un jour par semaine. On peut choisir, par exemple, de jeûner le Dimanche ou un jour où on veut se consacrer en profondeur à la médiation ou l’étude spirituelle. L’absence de digestion rend l’esprit plus clair et vif.
Comme en témoigne beaucoup de passage de Textes Sacrés, il est également recommandé de jeûner dans les moments difficiles, ou de décisions délicates, toujours pour avoir une conscience plus claire et être libéré du temps de préparation et absorption du repas.
Si on choisit de ne rien absorber en dehors de l’eau, cela s’appelle un jeûne hydrique. Et si l’on supprime même la boisson, comme pour le Ramadan, c ‘est un jeûne sec. (Attention, ne pas pratiquer de jeûne sec plus de 24 heures sans en aviser un professionnel).
Le semi-jeûne
Ce n’est pas un jeûne à proprement parler puisqu’on absorbe de la nourriture, mais c’est une forme de jeûne malgré tout car on s’abstient de manger un certain type de nourriture.
Ce type de jeûne est surtout bénéfique pour le corps, par son action purifiante, comme une diète, mais pas vraiment pour l’esprit car la privation est peu importante et donc les réactions de l’ego et du mental sont plus faibles. On ne peut pas vraiment travailler le détachement avec ce type de jeûne.
Par exemple, beaucoup de Chrétiens actuels ne pratiquent plus le jeûne du Carême, mais s’abstiennent de manger de la viande pendant cette période.
On retrouve aussi cela avec le poisson du vendredi, dans la religion catholique, qui est une forme d’abstention d’une nourriture sensée être bonne (la viande…)
Ceci dit, ce type de jeûne pour moi est vraiment le minimum du minimum et n’est pas très utile ni au corps ni à l’esprit. Il peut cependant être un premier pas pour un gros mangeur qui aimerait jeûner et qui a besoin d’y aller très progressivement!
Un semi-jeûne plus bénéfique pour le corps est celui fait avec des fruits, par exemple, ou uniquement des crudités. Il a une action nettoyante, drainante de l’organisme et régénère le corps.
Le champion dans cette catégorie est le jeûne de raisin, ou plus justement la cure de raisin, qui consiste à ne manger que du raisins (obligatoirement biologique pour ne pas vous empoisonner!) pendant plusieurs jours.
Cela peut être le weekend-end, ou 5 jours, une semaine, mais le bénéfice est vraiment net à partir de 10 jours. On peut même aller jusqu’à 20 jours.
Pour l’avoir pratiqué pendant 3 années consécutives, je peux témoigner que c’est une jeûne très agréable et facile, le raisin étant un fruit sucré qui nous permet de continuer à travailler normalement, même faire un peu de sport, etc…
Le raisin est un fruit réputé pour ses qualités nutritives et ses effets bénéfiques sur la santé du corps.
Johanna Brandt s’est guérie d’un cancer par la cure de raisin et elle en témoigne dans “La cure de raisin” aux éditions de Jouvence.
Ce genre de semi-jeûne, lorsqu’il est pratiqué plus d’une semaine, a également des effets spirituels flagrants :
J’ai observé un mental beaucoup plus calme, un esprit apaisé, une acuité des sensations et de la conscience, une énergie joyeuse.
C’est là que j’ai réalisé combien une nourriture trop riche et abondante puise l’énergie du corps et que cela se répercute sur notre faculté d’attention et la conscience en est assombrie.
Le semi-jeûne est une excellente préparation au véritable jeûne, aussi bien physique que psychologique.
S’il vous est très difficile de jeûner, qu’il y a beaucoup de résistances en vous, le semi-jeûne les apprivoisera et vous donnera confiance en votre capacité de vous priver de nourriture.
C’est une manière douce et non-agressive de rassurer le mental et le corps trop attachés à la croyance en la nécessité de manger beaucoup et souvent!
Conseils pour bien jeûner
Il s’agit bien sûr d’un simple partage de mon expérience, je ne suis pas une spécialiste du jeûne, et je vous encourage à vous documenter ailleurs que sur ce blog.
Si vous avez des problèmes de santé, le jeûne peut-être très curatif, mais encore une fois, voyez cela avec une personne compétente.
N’oublions pas que les jeunes enfants et les animaux jeûnent spontannément lorsqu’ils sont malades, ce qui est une très bonne chose, car ainsi l’organisme peut utiliser tout son énergie pour combattre la maladie, au lieu d’en perdre pour la digestion.
Cependant, dans certains cas (grosses pertes de poids, grande fatigue) le corps peut mal supporter le jeûne. Consulter avant.
Mon expérience se résume à un jeûne de 15 jours, un de 5 jours et un de 3 jours, tous des jeûnes totaux, c’est-à-dire sans aucune prise de nourriture autre que de l’eau ou des tisanes.
Sinon je pratique le jeûne du Ramadan depuis 8 ans (soit 30 jours avec un repas par jour) , et le jeûne hebdomadaire depuis 10 ans.
Vous qui me lisez, si vous avez fait l’expérience de jeûnes prolongés, je suis intéressée, surtout par les effets sur l’état intérieur.
Comment se lancer pour la première fois?
Le jeûne est souvent, comme on l’a vu plus haut, fortement perturbant pour le mental qu’il ébranle et qui résiste : changement d’habitude, peur de manquer, de mourrir, désirs contrariés, etc…
Le but du jeûne spirituel n’étant pas de nourrir nos frustrations ou peurs, et de se mettre en lutte avec nous-même (le mental, l’ego), il peut être bon d’y aller tout doucement, pour mettre le mental en confiance et l’apprivoiser.
Par exemple, si vous êtes carnivore, commencez par pratiquer un jour, voire une semaine sans viande (excellent pour votre santé et celle de la planète, soit dit en passant…) ou sans laitages.
Sur le plan psychologique, c’est un apprentissage doux de la privation d’un aliment. Sur le plan physiologique, cela donne un certain repos au corps et le purifie, ces aliments étant riches en graisses et toxines.
Ensuite, vous pouvez supprimer également pendant 1 à 3 jours, les céréales (pain, pâtes, riz, etc…) et légumineuses (lentilles, par ex;), pour ne manger que des légumes et des fruits, à volonté.
Pour finir, ne mangez que des fruits, ou mieux encore, un seul type de fruits : pommes, raisins…toujours pendant 1 à 3 jours. Ne vous inquietez pas, vous ne pourrez pas être carencés!
Si vous êtes très attentifs, vous verrez déjà, pendant cette période de découverte, de pré-jeûne, si je puis-dire, toutes sortes de résistances, peurs, qui vont ressortir, mais aussi, pour beaucoup, des découvertes appréciables, comme un meilleur sommeil, plein d’énergie, une sensation de légèreté et de bien-être.
Il y a de fortes chances que, comme la plupart d’entre nous occidentaux, cela fait des années que vous “sur-mangez”, c’est-à-dire manger sans véritable faim, et manger au-delà de la faim.
Les conséquences pour notre corps sont des tissus adipeux avec de la graisse, un estomac dilaté, une digestion difficile, etc…
Il faut savoir que après la digestion, le corps effectue un travail de détoxination. C’est-à-dire, qu’après avoir assimilé les éléments nutritifs pour le corps, il élimine ceux néfastes ou inutiles.
Le fait de manger trois, voire quatre repas par jour, et de grignoter ou boire des boissons sucrées entre ces repas empêche totalement ce processus de nettoyage en profondeur.
C’est pourquoi, dès que l’on donne au corps ce temps-là, en réduisant le nombre de nos repas ou de nos aliments, cette détoxination s’enclenche.
Si notre corps est très encrassé – et c’est le cas la plupart du temps – il y a aura beaucoup de “poubelles” à vider, de toxines à éliminer.
Et c’est cela qui va provoquer, lors de nos premiers jeûnes ou pré-jeûnes, des réactions physiques comme des sensations de faiblesse, des étourdissements, parfois des maux de tête, des crampes d’estomac.
Il est capital de savoir que ces symptômes ne sont pas liés à l’absence ou manque de nourriture, car notre corps a beaucoup de réserves et beaucoup plus de ressources que nous le croyons.
C’est important de le savoir, sinon nous allons nous précipiter pour manger quelque chose au moindre malaise, nous sentant défaillir.
En général, dans ce cas, un grand verre d’eau et le fait de s’allonger ou s’asseoir un instant suffit à dissiper les symptômes de détoxination.
C’est pourquoi il est très important de faire des “pré-jêunes”, car moins votre corps sera encrassé, moins les rejets de toxines seront violents.
J’ai le souvenir d’avoir fait une journée de jeûne, au tout début de mon expérience, sans préparation, et j’ai eu une poussée d’aphtes qui ont envahi ma bouche.
C’est ainsi que j’ai mesuré l’état de mon corps, pourtant en bonne santé apparente, mais sûrement surchargé.
J’ai mesuré ainsi mon attachement à la nourriture, et le manque de conscience, puisque je n’écoutais pas ma sensation de faim ou de satieté.
Attention! Je rappelle encore que non-attachement ne signifie pas rejetter les plaisirs alimentaires. C’est simplement n’avoir plus d’envies, que des préférences. J’ai, c’est bien. J’ai pas, c’est bien aussi.
Le jeûne hebdomadaire
Il consiste à ne rien manger du moment du réveil jusqu’au soir, à l’heure du diner de la veille. Ainsi, le corps fait un repos de 24 heures.
C’est un très bon type de jeûne pour débuter. Il a l’avantage également de ne pas nécessiter une trop longue préparation, sauf si vous avez des habitudes alimentaires d’ogre…
Pour commencer, vous pouvez faire de ce jour-là un jour sans viande, puis la semaine suivante , ou quand vous vous sentez prêts, sans légumineuses, puis de même sans céréales, puis sans légumes et fruits, juste des jus de fruits, puis des tisanes, et finir avec de l’eau simplement.
Cela rassure le mental qui voit qu’on s’en sort très bien.
Ce jeûne fait partie de la discipline de beaucoup de chemins spirituels. Il est très bénéfique d’utiliser le jour du jeûne pour intensifier nos pratiques spirituelles : méditation, ou lecture, ou prière, etc…
Le Dimanche peut être un jour très approprié pour ce type de jeûne.
Vous découvrirez avec surprise tout le temps libre d’une journée sans préparation de nourriture, d’act de manger, de débarrasser, ranger, laver … et digérer!
Le jeûne total
Deux ou trois jours
A nouveau, je précise que pour un jeûne de plus de trois jours, il vaut mieux vous faire accompagner par une personne compétente en la matière.
La préparation mentale et physique d’un jeûne total est très importante. Physiquement, si vous voulez diminuer les réactions de détoxination du corps, préparez votre corps avec une semaine sans viande, puis sans laitages ni légumineuses, puis deux ou trois jours rien que des fruits ou des soupes. Buvez beaucoup.
Spirituellement, il est souvent très bénéfique de jeûner avant de prendre une décision importante dans sa vie, ou lors d’évènements qui nous boulversent (deuil, accident) Celai aiguise et élève notre conscience ce qui nous aide à prendre du recul.
Ce qui n’est pas le cas des films où l’on voit les héros se précipiter sur une bouteille d’alcool dès qu’il y a un problème…
Si la saison s’y prête, une cure de raisin de 10 jours, un mois avant vos deux ou trois jours de jeûne aura bien nettoyé et revitalisé votre corps.
Mangez léger la veille du début du jeûne, une soupe au dîner, par exemple.
Non! On ne se goinffre pas pour “tenir”, ça, c’est le mental qui a peur…
Il peut être intérressant de tenir un “journal de bord” pour y noter tout ce que vous observez en vous, aussi bien au niveau physique que mental et spirituel.
L’idéal, pour jeûner, est de se trouver dans un cadre agréable, où la nature est présente,où l’air n’est pas pollué. Un endroit paisible et intime, prorpre à l’introspection ou le “rien faire”, juste être LA.
Les jeûnes longs
5 jours, 10 jours, 15 jours voire un mois!
Je ne vais pas en parler techniquement ici puisque je n’en ai pas les compétences, mais j’ai envie malgré tout de partager ma petite expérience de jeûne de 15 jours afin que vous vous fassiez une idée.
Les premiers jours de jeûne, éviter de parler trop près du visage d’une personne, car votre haleine est nausébonde! C’est un très bon signe :votre corps évacue toutes ses cochonneries.
La “mauvaise” nouvelle est qu’il se peut que vous ayez aussi des aphtes, des boutons, une langue toute blanche, un teint de papier maché ou jaunâtre, des courbatures, des douleurs articulaires, mais rien d’insupportable, n’ayez pas peur!
C’est la magie du corps, la machine à nettoyer qui s’est mise en route et qui expulse par tous les passages possibles les toxines.
( à suivre…)
Pour être libres : Andrew Cohen

Si vous voulez être libre, si vous voulez devenir un être humain libéré, libre de la peur et de l’ignorance, il est essentiel de commencer à vous intéresser à ce que signifie être simple – terriblement simple, effroyablement simple, scandaleusement simple. 19
Passer de la servitude à la libération, c’est passer de la complexité à la simplicité. 19
Et ce mouvement, ce passage de la complexité à la simplicité, finira par exiger de nous de renoncer à tout ce qui est faux, vicié et factice. 19
Il exigera que nous soyons disposé à transcender tout ce qui est superficiel et hors de propos. Car d’un point de vue profondément spirituel pratiquement tout ce qui nous intéresse et nous préoccupe finira par se réveler complètement hors de propos, dénué de toute importance et une totale perte de temps. 19-20
Si la Libération est la seule chose qui importe pour nous et si nous sommes prêt, pour y parvenir, à agir de manière à ne pas succomber à la tentation de croire qu’il pourrait exister quoi que ce soit d’autre de plus important, nous devenons vraiment très simple. 21
Si nous y sommes véritablement disposé maintenant, notre relation au monde tout entier, et à tout ce qui s’y trouve, change : tout devient possible. Pourquoi? Parce qu’à l’intérieur de nous-même notre attention ne se porte plus que sur une seule chose. Elle est désormais focalisée sur un mystère au sein duquel n’existe pas la moindre sensation de limitation. Ce mystère et incommensurable, indescriptible, inconnaissable. 22
Lorsque, au contraire, l’essentiel de notre attention se porte sur le monde matériel – sur ce que nous en attendons, sur nos sentiments à son égard et sur ce que nous en pensons – rien n’est plus possible, car nous avons dédié notre attention à ce qui est intrinsèquement limité. Dans ce cas, le possible est très réduit. 22
Il importe de comprendre qu’au bout du compte, tout ce que chacun d’entre nous peut faire, c’est vouloir plus que toute autre chose être libre, et être prêt à faire tout ce qu’il faut, quoi que ce puisse être, pour y parvenir. 23
Vouloir plus que toute autre chose être libre signifie que nous avons cessé d’attendre, que nous avons cessé de temporiser. Cela signifie que nous avons cessé de nous abuser et que nous sommes enfin devenu sérieux, que nous ne sommes plus effrayés de vivre une relation inconditionnelle à la liberté. Bien au contraire, cette perspective embrase notre coeur. 23
Si nous voulons être libre, nous devons être disposé à assumer la pleine responsabilité de tout ce que nous faisons. 29
Si nous souffrons sans relâche, si la douloureuse expérience de l’isolement et de la séparation est courante, c’est en fait uniquement parce que nous ne faisons pas les bons choix. 31
Et pourquoi cela? D’après la réponse traditionnelle, cela vient de notre état d’ignorance : nous ne pouvons pas faire mieux. Et tant que nous n’aurons pas atteint ce point décisif de notre évolution où nous prenons la décision capitale d’être libre, d’être libéré dans cette vie, l’ignorance sera toujours une excuse valable pour faire les mauvais choix. 32
Cela dit, le choix d’être responsable de tout ce que nous faisons est le plus difficile de tous. 32
Pour la plupart d’entre nous, nous ne voulons même pas nous approcher d’une telle relation à la vie… Quasiment aucune de nous, ou presque, ne veut assumer une telle responsabilité. Pourquoi? La réponse est simple : parce qu’alors nous ne pourrions plus rejeter sur quiconque la faute de notre détresse.32
Nous refusons d’abandonner la conviction profonde que nous sommes une victime, que nous avons besoin de temps pour panser nos blessures, d’encore plus de temps pour surmonter le passé, et encore davantage pour mener une vie de compromis. 32
La question est donc : quels choix faisons-nous? En fait, ce sont les choix que nous faisons, et seulement ces choix, qui définissent ce que nous sommes réellement à n’importe quel moment donné - et d’un instant à l’autre, ce que nous sommes peut radicalement changer. 34
Nous devons donc nous poser la question suivante, d’instant en instant : Quel choix suis-je en train de faire? Mes choix expriment-ils un amour de la vérité, une préférence pour ce qui est sacré? Ou bien témoignent-ils d’un attachement au faux et d’une identification à ce qui est vicié? 34
Être ignorant signifie que nous faisons encore et encore les mauvais choix, aveuglément sous l’emprise d’un profond conditionnement. 34
Être éveillé signifie que nous faisons en permanence les bons choix. Pourquoi? Parce que nous pouvons voir. Parce que nous savons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Et parce que désormais, au coeur même de notre être, nous ne voulons plus faire les mauvais choix. 34
Lorsque nous ne voulons plus faire les mauvais choix, une impulsion karmique est créée, une dynamique gonflée de tous ces mauvais choix si souvent répétés au fil du temps. 34
Lorsque nous ne voulons plus faire les mauvais choix, nous avons enfin été purifié du désir de choisir l’ego, de choisir la séparation. 34
Quand nous avons choisi des centaines de milliers de fois l’égoïsme et la séparation, cela finit par devenir une impulsion très puissante, une dynamique qui se nourrit et se perpétue d’elle -même, qui commence à usurper l’énergie de la personnalité pour finir par en prendre complètement le contrôle, la propulsant en avant dans le temps. 35
Mais cette dynamique, c’est nous qui l’avons créée. Nous l’avons créée par les choix que nous avons fait encore et encore. Et voilà pourquoi nous disons si souvent : “Mais je n’y peux rien!” 35
Pour être un individu véritablement libéré, cette dynamique doit être totalement détruite, entièrement et parfaitement réduite à néant. Ce n’est que lorsqu’elle aura été abolie que l’on aura réalisé un état de Libération permanente. 35
Et pour annihiler cette puissante dynamique, il suffit simplement de faire le choix d’être libre. Non pas une ou deux fois, mais encore et encore. Si nous voulons être libre et annihiler la dynamique accumulée du karma passé, la constance est impérative. 35
Et pour réussir, nous devons développer une profonde confiance en notre propre capacité à continuellement faire le choix d’être libre, que cela nous semble ou non la bonne chose à faire. 35
Bien souvent, lorsqu’ils commencent à s’engager sérieusement dans la pratique spirituelle, les chercheurs se trouvent confrontés à cette force du karma, cette dynamique de conditionnement; ils entreprennent alors de lui livrer combat.Et rencontrent alors une énorme résistance. Une résistance à quoi? A faire la chose juste. 36
Certes, l’expérience spirituelle peut nous permettre de percevoir directement la relation vraie et juste entre toutes choses. Mais c’est seulement en faisant les bons choix que nous serons en mesure d’agir conformément à cette révélation. 36
Et c’est en agissant encore et encore conformément à ce qui nous a été révélé dans une profonde expérience spirituelle que la puissance dynamique du karma peut finir par être annihilée. 36
Pour y parvenir, nous devons être convaincu par notre propre expérience, sans le moindre doute, que la Libération est une possibilité vivante, bien réelle. Mais à partir de ce moment – et que ce qui a été directement vécu dans la révélation spirituelle soit apparent ou non – nous devons à chaque instant choisir d’être libre, envers et contre tout. 36
Alors, nous devenons un vrai GUERRIER SPIRITUEL. 36
Alors, nous sommes enfin devenu sérieux dans notre détermination à vaincre l’ignorance dans cette vie. 36
Extraits de “Embrasser le Ciel et la Terre” de Andrew Cohen, aux éditions Le Relié, 2002. Les numéros en fin de phrases indiquent la page du livre d’où elles ont été tirées.
9 au 15 février 2009 : Faire le ménage grâce aux défauts des autres

Les personnes difficiles dans ma vie sont le reflet de mes propres traits négatifs.
Je suis très prompt à remarquer les défauts des autres. Comme les spams qui envahissent ma boîte mail, le mental est constamment envahi de jugements à l’égard de ce que font les autres.
Personne n’échappe à mon œil d’aigle.
Personne, sauf moi-même…
Le truc de cette semaine, c’est de me renvoyer à moi-même les jugements que je porte sur les autres. Pas dans le sens de m’ auto-flageller et de culpabiliser, mais de grandir, de renouveler ma pensée.
Plus je suis conscient de la manière dont fonctionne le mental, plus je gagne en liberté intérieure.
Je dois comprendre que voir ces pensées de jugement en moi est un cadeau. Je vois les erreurs et les manquements des autres parce que la Lumière m’ offre, en eux, un miroir qui reflète mes propres erreurs et manquements.
Je ne peux pas voir ce que je n’ai pas déjà en moi-même.
Ce serait trop facile si je pouvais voir tout de suite mes poubelles intérieures. C’est pour cela que l’âme a demandé à ce que la vie soit un mystère. Dans tout bon mystère, la solution vient après avoir découvert des indices.
Dans mon cas, les indices sont tout ce qui me fait réagir, tout ce qui m’ irrite, me dérange.
Quand l’intolérance de mon patron me révulse, c’est un indice que j’ai besoin de travailler sur ma propre tolérance.
Quand la négligence de mon mari me met en boule, c’est un signe que moi aussi, j’ai ce trait de caractère et que ça ne me plais pas qu’elle me soit reflétée par lui.
Quand mes gosses semblent ne jamais pouvoir garder leur vie en ordre, peut être que pour moi aussi, c’est un combat.
Cette semaine, je peux certainement trouver de la sagesse et de l’inspiration pour grandir et changer, au lieu d’essayer de changer les autres.
D’après un enseignement de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com