Le guerrier pacifique

ou le combat contre l’oubli de Soi

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Comment “connaître” Dieu?

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Ce que l’éveil  nous demande, c’est de “savoir” d’abord une chose, et ainsi d’en faire l’expérience.

Par exemple, si vous savez que la vie va toujours s’accomplir comme il le faut, elle le sera probablement. Si vous savez que le monde est un lieu amical, il se manifestera ainsi la plupart du temps. Si vous “connaissez” Dieu, vous ferez l’expérience de Lui. Et si vous savez que vos prières seront entendues, elles le seront.

Une façon de “connaître” Dieu est de prendre du temps chaque jour pour méditer tranquillement.

Ceci, bien sûr, peut mener nulle part. Et si vous êtes attachés aux résultats vous serez bientôt découragé et déçu. Ce n’est que si vous êtes détaché, ce n’est que si obtenir des résultats ne sont pas du tout l’objectif que votre méditation sera sereine. Et c’est dans cette sérénité que Dieu peut être trouvé.

Une autre manière de trouver Dieu est d’amener quelqu’un à trouver Dieu. Encourager, guider autrui vers une expérience, c’est l’encourager et la guider en nous-même. Ceci parce qu’il n’y a personne d’autre.

Alors ne passez pas vos jours et votre temps à vous demander comment vous allez pouvoir connaître Dieu.  Passez vos jours et votre temps à vous demander comment vous pouvez devenir un instrument au travers duquel d’autres peuvent être amenés à connaître Dieu.

Car ce que vous apportez au autres, vous l’apportez à vous-même. Et ceci est une grande vérité.

Neale Donald Walsch

28 septembre au 4 octobre 2009 : La vieille commode poussiéreuse

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J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,

De vers, de billets doux, de procès, de romances,

Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,

Cache moins de secrets que mon triste cerveau.

C’est une pyramide, un immense caveau,

Qui contient plus de morts que la fosse commune.

- Je suis un cimetière abhorré de la lune,

Où, comme des remords, se traînent de longs vers

Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.

Je suis un vieux boudoirs plein de roses fanées,

Où gît tout un fouillis de modes surannées,

Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,

Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché.

Charles Baudelaire ( Spleen)

Quand je suis tombée sur ce poème,  j’ai été frappée de la précision involontaire avec laquelle il décrit notre mental encombré, poussiéreux et attaché à tout ce qui n’est plus, coupé de la joie, de la fraîcheur et de l’émerveillement de chaque instant présent.

Même si cela fait peur, soyons conscient que la plupart de nos pensées, paroles et actes sont tirées de ce vieux meuble rempli de cochonneries d’un autre âge.

Nous RE-agissons, la plupart du temps. C’est-à-dire que  nous choisissons d’agir  non en fonction de ce qui est là, dans l’instant, mais d’agir à nouveau à partir de ce que nous allons sortir de  nos tiroirs : souvenirs, peurs, croyances, opinions que nous avons soigneusement conservées de nos expériences passées.

Le défi cette semaine et au-delà consiste à mettre tout cela sur le trottoir aux encombrants, et d’AGIR à partir de notre ÊTRE même, au-delà du mental, de ce qu’on peut aussi appeler notre ressenti, l’Amour, ou Dieu.

Rien à faire

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Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’efforts et de volonté mais réside-là, tout près, dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit n’a aucune importance parce que n’a aucune réalité.

Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul, s’élever et retomber, sans rien changer, et tout s’évanouit et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel qu’on poursuit sans jamais le rattraper. Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises, elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.

Dès lors qu’on relâche cette saisie l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.

Alors profites-en. Tout est en toi, déjà. Ne cherche plus.

Ne pas pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant qui est tranquillement à la maison;

Rien à faire.

Rien à forcer.

Rien vouloir.

Et tout se fait tout seul.

Lama Guendune Rimpoché

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Du 13 au 20 septembre 2009 : Il ya toujours une bonne raison pour critiquer

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Avez-vous observé en vous beaucoup de jugement? Avez-vous remarqué que vous êtes sans arrêt en train de juger les autres?

Chaque fois que nous nous surprenons en train de juger autrui, c’est une occasion qui nous est offerte de nous connecter à un niveau de conscience supérieur, plus lumineux, plus attentif.

Nous avons deux choix : Soit faire partie de toute cette négativité environnante, soit dépasser notre nature critique.

Cette semaine, exercez-vous à pardonner aux autres, que ce soit dans les petites choses de la vie quotidienne, ou dans les histoires de votre passé. Même pour ceux qui sont allés vraiment trop loin, d’après vous.

Croyez-moi, il y a toujours une bonne raison de critiquer les autres, mais  la séparation que cela crée dans notre esprit et notre coeur vis-a-vis des autres et de la vie,  n’est pas dans notre intérêt.

Cette semaine, chaque fois que vous sentez la critique qui vous démange, zappez plutôt sur le canal de la compassion, et cherchez à comprendre la souffrance cachée qui est à l’origine du comportement “ridicule” de l’autre.

Autorisez-vous à laisser passer les choses, vous verrez qu’à la fin de la semaine, vous serez beaucoup plus heureux.

(d’après Yehuda Berg, sur Kabbalah.com)

17 au 24 août 2009 : Se désembourber

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Des regrets, j’en ai eu quelques uns…

Combien d’entre nous sommes embourbés dans des ornières parce que nous nous accrochons  à des affronts passés, des traumatismes, des occasions manquées, et des trahisons?

La meilleure façon de lâcher prise et de se désembourber est de reconnaître et d’accepter que ces choses négatives que nous avons faites (ou qu’on nous a faites) sont des pas sur le chemin qui  nous ont emmené où nous devions être maintenant.

Prenez le temps de repenser aux souffrances du passé. Autorisez-vous à arriver au point où vous pouvez les accepter comme des bénédictions, la chose parfaite qui vous a aidé à construire le nouveau vous.

Pardonnez-vous pour vos erreurs et échecs, car cela faisait partie du chemin.

Cette semaine, à chaque évocation douloureuse du passé, rappelez-vous qu’on ne peut apprendre que par l’erreur, que les choix qui ne vous ont pas rendus heureux vous ont permis de savoir ce que vous ne voulez pas ou plus, et ce que vous désirez vraiment.

Si vous pouvez relâcher votre étreinte sur la colère, la tristesse et les regrets, il sera plus facile pour vous de voir la Lumière dans les ténèbres et d’avancer vers la Liberté et la Paix intérieures.

(D’après un article de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com)

3 au 9 août 2009 : La seule certitude

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Nous faisons toujours toutes sortes de projets, et nous investissons du temps et de l’argent pour qu’ils soient bien préparés et aboutissent comme nous le désirons : pour nos vacances, notre profession, notre famille, notre retraite, etc…

Pourtant toutes ces choses sont incertaines, nos vacances peuvent être annulées, nous pouvons être licenciés, perdre notre famille ou n’avoir pas assez de points de retraite…

En réalité, dans notre vie, il n’y a QU’UNE SEULE CHOSE dont nous pouvons être certain: nous allons mourir.

Ou, plus précisemment, demain, dans un mois, dans dix ou plus notre âme choisira de quitter ce corps pour aller vers d’autres horizons.

Pourtant, que faisons nous pour préparer ce départ, concrètement?

Nous vivons comme si nous étions éternels, comme si nous avions tout le temps pour nous préparer, mettre de l’ordre dans nos affaires, prévoir le financement de nos obsèques, pardonner ou demander pardon, dire je t’aime à ceux qu’on aime, réaliser nos rêves, exprimer ce que  nous ressentons réellement ou décider d’être heureux.

Notre société moderne à peur de la mort, c’est un sujet tabou qu’il ne faut pas aborder, pourtant vivre avec le rappel de la mort n’est pas forcément morbide et effrayant, mais peut au contraire éclairer nos journées et raviver notre énergie.

Cette semaine, si vous rencontrez un problème, un souci, si quelqu’un vous met en colère, si vous perdez quelque chose, ou quoique ce soit que vous jugez négatif, imaginez qu’il ne vous reste que quelques heures, quelques jours à vivre. Vous verrez aussitôt que ce qui vous troublait ou vous énervait tant n’est pas si grave, si énervant que ça…

Cette semaine, si votre enfant, votre ami ou votre conjoint fait quelque chose qui vous met en colère, imaginez qu’il meure, et vous verrez que vous ressentirez aussitôt de l’amour et de la compassion, que vous aurez envie de leur pardonner tout de suite, et que leur offense semblera bien futile…

Cette semaine, si vous désirer ardemment obtenir telle ou telle chose, si vous avez peur de vous séparer de telle ou telle chose, imaginez que vous êtes mort et que c’est votre famille qui doit gérer ce que vous avez laissé. Vous verrez alors qu’il y a beaucoup de vos possessions qui ne sont pas vraiment nécessaires…

Le rappel de la mort donne sa juste mesure à la vie, la mort peut nous aider à m ieux vivre,  à voir le trésor de chaque instant.

Je rends ici hommage à mon père dont l’âme a choisi de quitter ce monde le 27 juillet 2009.

Le combat et la Grâce

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La Grâce survient lorsque vous acceptez.

Le combat commence lorsque vous résistez.

La Grâce est naturelle.

Le combat est artificiel.

La Grâce ne demande  pas d’effort.

Le combat demande beaucoup d’efforts.

Le combat signifie que vous êtes en travers du chemin.

La Grâce signifie que vous avez dégagé le passage.


( Un cours des Miracles )

Les trois portes de la Sagesse

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Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.

- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, Sage.

Mes paroles s’évanouiront comme les traces de pas sur le sable, répondit le Sage, cependant, je veux bien te donner quelques indications :

Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:

“Change le Monde.”

C’était bien là mon intention, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d’autres ne me conviennent pas.

Et il entama son premier combat.

Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.

Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:  - Qu’as-tu appris sur le chemin?

- J’ai appris, répondit le prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui ne l’est pas, ce qui dépend de moi et ce m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.

- C’est bien, dit le vieil homme. Utilise tes forces pour ce qui est en ton pouvoir, oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:

“Change les Autres.”

- C’était bien là mon intention, pensa-t-il . Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration.

Et il s’insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à  infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts.- J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n’en sont que le révélateur ou l’occasion. C’est en moi que prennent racine toutes ces choses.

Ce fut là son deuxième combat.

Bien des années passèrent. Un jour, alors qu’il méditait sur l’inutilité de ses tentatives de vouloir changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda: – Qu’as-tu appris sur le chemin?

- Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même.

Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t’enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots:

”Change-toi toi-même.”

Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, dit-il.

Et il entama son troisième combat.

Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda:  - Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a en nous des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser.

- C’est bien, dit le Sage.

- Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J’ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise.

- C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait:

“Accepte-toi toi-même.”

Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. - Quand on combat, on devient aveugle, se dit-il.

Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu’il avait rejeté et combattu en lui: ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons.

Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même, sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:  – Qu’as-tu appris sur le chemin?

- J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut:

“Accepte les Autres.”

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées. Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues.

Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

- Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement.

- C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut:
“Accepte le Monde.“

Curieux, se dit-il, que je nai pas vu cette inscription la première fois.  Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer.

Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose. Par leur Perfection. C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda:  Qu’as-tu appris sur le chemin ?

- J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout.

Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement.

- C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince. Le Silence l’habita.

- Tu es prêt, maintenant, à franchir le Dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du Silence de la Plénitude à la Plénitude du Silence.  Et le Vieil Homme disparut.

Charles Brulhart Décembre 1995

Vous pouvez utiliser librement ce document à condition de ne pas le modifier et de mentionner sa source et son auteur.

J’ai trouvé cette magnifique histoire sur http://www.metafora.ch

Lâcher prise / Guy Finley : la clé de la transformation intérieure

9782266181334

Aux éditions Pocket, collection Evolution, en poche. 6,90€ en mai 2009. Existe aussi aux Editions de l’Homme, dans une belle présentation mais plus chère.

Ce livre m’est d’une aide précieuse parce qu’il explique ce qu’est le véritable lâcher prise, pourquoi et comment lâcher prise.

Avant de lire ce livre, je croyais que le lâcher prise, dans les moments difficiles, c’était de penser à autre chose, de détourner mon attention par quelques activités, de cesser de me trituter la tête et de tout remettre entre les mains de Dieu.

Mais cette attitude, en fait, et une forme de fuite, donc une action motivée par la peur, donc non bénéfique pour notre croissance intérieure.

Dans ce livre, Guy Finley nous explique que lâcher-prise, c’est abandonner ce petit “moi”, cet ego qui est la source de tous nos problèmes, et d’entrer en communication avec le Moi profond, qu’on peut aussi appeler Dieu en nous.

Pas à pas, il nous montre comment reconnaître notre Vérité en réalisant d’abord ce que nous ne sommes pas, afin de nous aider à nous reconnecter avec Ce que nous sommes vraiment, ce qu’il appelle notre nature supérieure.

J’ai vécu il y 30 ans une expérience forte qui a pris tout son sens après la lecture de ce livre, validant totalement cet enseignement.

Elle est racontée sur le blog “Conversations avec Dieu” (voir blogroll) dans la catégories “Témoignages” titre “Lâcher prise”.

Ce n’est pas histoire de raconter ma vie qui n’a aucun intérêt en soi, mais pour le témoignage qui peut vous encourager pour votre propre vie.

“Une fois que vous avez établi le contact avec cette partie secrète de votre moi, elle se charge du reste” page 34

Cela ne vous fait-il pas penser à ce qu’à dit Jésus? “Cherchez le Royaume des Cieux et tout le reste vous sera donné par-dessus.” C’est ce livre qui m’a fait comprendre que le Royaume des Cieux, c’est la prise de conscience de notre Divinité, la réalisation de notre véritable nature.

“On se libère d’une entrave par la connaissance et non par la force” page 23

“Lâcher prise n’a rien à voir avec le don de soi, ni avec le ressentiment ou l’amertume qui vont apparemment de pair avec l’abnégation. Lâcher prise n’a rien à voir avec la discipline, avec la réorganisation externe de notre vie ou avec la recherche de liberté au sein de nos relations personnelles. En fait, lâcher prise est uniquement une question d’abandon de soi.” page 32

“S’abandonner soi-même c’est abandonner ses problèmes car les deux sont une seule et même chose.” page35

“Le malheur ne va pas vers vous, il provient de vous” page 36

“Souffrir n’est rien qu’une mauvaise habitude” page 36

“La véritable liberté, c’est l’absence d’un moi prisonnier et non les pièges auxquels le moi se laisse prendre pour se donner une impression de liberté” page 36

16 au 22 février 2009 : accepter d’avoir tort

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Parfois, je suis mon pire ennemi. Je laisse mon ego se mettre en travers de mon chemin spirituel. Je m’accroche à mes propres opinions même si elles sont fausses.

Comme un œuf dur, je deviens de plus en plus dense à mesure qu’on cherche à me convaincre que j’ai tort.

Cette semaine, que je m’entraîne à relâcher mon entêtement, mon besoin d’avoir raison. Que je me souvienne que c’est un signe infaillible que c’est l’ego qui parle.

Même si je sais que j’ai raison, que je lâche prise.

Ça fait mal à l’amour-propre, mais c”est très efficace contre l’ego…

D’après Yehuda Berg, sur Kabbalah.com