Le guerrier pacifique

ou le combat contre l’oubli de Soi

Archive pour Entraînements

Du 23 au 29 novembre 2009 : “Allez, c’est pas la peine…”

Le mental a une tendance à la paresse, à nous encourager à n’écouter que ce qui ne nous fatigue pas, que ce qui ne demande pas d’efforts au corps.

C’est parce que le mental n’est programmé au départ que pour la survie de ce corps. C’est pourquoi nous devons déployer tant d’efforts au début pour donner à d’autres que nous-même.

Cependant, nous ne sommes pas ce corps. Le corps n’est qu’un véhicule pour l’âme. Nous ne pensons pas être notre ordinateur même si nous en utilisons un, n’est-ce pas?

Cette semaine, faites quelques pas en arrière et réfléchissez-y.

Notez le nombre de fois où votre âme vous dit : “Oui! Fais-le!” et où votre mental rétorque: “Allez, c’est pas la peine…!”.

Avant de choisir, rappelez-vous que vous  n’êtes ni ce corps, ni ce mental…

(D’après un article de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com, 23 janvier 2009)

Du 16 au 22 novembre 2009 : Je vois ce que je suis

Ce que nous voyons est ce nous sommes.

Lorsque nous sommes dans notre Lumière, nous voyons le bien autour de nous. Lorsque nous sommes dans nos ténèbres, nous voyons le mal.

Nous pouvons penser que nous remarquons les défauts des autres parce que nous somes plus intelligents ou meilleurs qu’eux. Mais en réalité, nos jugements sont simplement des indications sur notre niveau spirituel.

La Kabbale enseigne que dans tout ce qui existe ici-bas, on peut trouver un “bon” et un “mauvais” aspect. On choisit -consciemment ou inconsciemment- quel aspect on désire voir. Ce choix est le reflet de qui nous sommes, ou plutôt de ce à quoi nous nous sommes identifié.

Lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois, nous pouvons nous concentrer soit sur ses particularités  positives, soit sur ses particularités négatives. La direction que nous prenons à ce sujet est un choix que nous faisons.

La même chose se passe pour de nouvelles situations ou circonstances. La façon dont nous les jugeons, les accueillons, est notre choix.

Je ne parle pas ici du discernement, qui est le fait de voir ce qui est et ce nous reflète ou ne nous reflète pas. Le discernement est indispensable sur la voie. Je parle du jugement, qui vient d’opinions dans le mental qui voilent justement cette capacité à discerner.

Il est utile de savoir que plus nous nous concentrons sur les aspects négatifs d’une personne et plus nous les attirons dans notre vie! Et c’est la même chose pour les aspects positifs. Ce que j’appelle la négativité n’est en fait que ce qui nous coupe de notre réalité. Nos illusions, concepts, peurs…

Certainement, personne ne veut attirer consciemment de la négativité dans sa vie. Personne ne veut consciemment s’illusionner. Et c’est justement cela le point à noter : nous sommes inconscients, la plupart du temps.

Cette semaine, rappelons-nous deux choses :

- Premier point : Ce que je vois est ce qu’il y a en moi. Appliquons-nous a développer la capacité de nous concentrer sur le côté lumineux des autres et des situations.

- Deuxième point : Rappelez-vous qu’en cherchant la lumière dans les autres et dans tous les aspects de votre vie, vous êtes en train d’éveiller et d’enraciner cette lumière en vous-même.

(D’après un article de Michael Berg, Monthly Kabbalah tune up, janvier-février 2009, sur Kabbalah.com)

Du 9 au 15 novembre 2009 : Les mirages

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Les plus grandes choses ont été accomplies à partir de sources non matérielles : idéal, vision, amour, courage…On ne peut pas toucher ces choses, on ne peut les tenir.

Dans la vie, vous pouvez soit choisir que l’Esprit soit votre énergie et force premières, ce qui vous motive en tout premier, ou vous pouvez tomber dans l’illusion que la matérialité, le physique est réel et permanent.

En grandissant spirituellement, nous apprenons à voir au-delà de l’illusion et nous résistons à croire aux apparences du monde afin qu’elles n’aient plus d’emprise sur nos pensées, émotions, réactions et comportements.

Cette semaine, focalisez-vous tout particulièrement pour ne pas vous laisser abuser par les apparences physiques de ce monde, et restez centré dans l’Esprit.

Ne vous laissez pas contrôler par les illusions de cette vie matérielle.

Et si vous vous surprenez à le faire, réjouissez-vous! Plus vous en prendrez conscience, et moins souvent vous tomberez dans cette erreur.

Que votre mantra, pour cette semaine et au-delà, soit : “Les apparences sont trompeuses…”

(d’après un article de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com, 22 janvier 2009)

2 au 8 novembre 2009 : Plus de pièces, s’il vous plaît.

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Il était une fois le maître d’un domaine qui se préparait à partir en voyage. Il appelle son intendant, et lui dit:

- Je pars pour plusieurs semaines, je compte sur toi pour que tout se passe bien en mon absence.

Mais l’intendant est jalousé des serviteurs. Dès que le maître est parti, ils se mettent à le battre, en lui donnant au moins dix raclées par jour.

Chaque soir, l’intendant rentre chez lui couvert de bleus et les yeux pleins de larmes. Sa femme le console en lui rappelant qu’ils ont besoin de ce travail pour vivre.

Trois semaines plus tard, le maître est de retour. Quand il voit son intendant blessé de partout, il lui demande qui l’a mis dans un tel état.  Alors l’intendant lui raconte ce qui s’est passé.

Une fois assuré que son histoire est vraie, le maître demande à son comptable de donner à l’intendant une pièce d’or de sa propre fortune pour chaque coup reçu pendant son absence.

Cela représente une telle somme, que l’intendant décide de  démissionner car il peut cesser de travailler pour le restant de ses jours, et ainsi ne plus jamais risquer de se faire battre à nouveau par les serviteurs.

Il rentre chez lui, portant son gros sac de pièces d’or, pleurant à chaudes larmes.

Sa femme, pleine de pitié, lui demande s’il a été de nouveau battu par les serviteurs.

Et son mari de lui répondre :

- Non, le maître est revenu ce matin, et lorsqu’il m’a vu couvert de bleus, il m’a demandé ce qui s’était passé en son absence. Alors je lui ai raconté comment les serviteurs m’avaient battu chaque jour. Cela l’a rendu si triste qu’il a demandé à son comptable de me donner une pièce d’or par coup reçu. Voici les pièces. Il y en a assez pour tenir jusqu’au restant de nos jours. Je n’aurais plus jamais besoin de travailler.

Surprise, sa femme lui demande pourquoi donc il pleure alors qu’il devrait être heureux.

- Tu ne comprends pas, pleurniche-t-il, je suis triste parce qu’on ne m’a pas battu deux ou trois fois plus, car dans ce cas, j’aurais reçu deux à trois fois plus d’or!

Cette semaine, prenons conscience que si nous disons que nous voulons avancer dans notre évolution spirituelle, nous devons penser de cette manière : nous rappeler à chaque fois que les problèmes et les soucis qui semblent nous déranger ne viennent à nous que pour notre bénéfice.

Lorsque nous arrivons à avoir ce regard sur nos difficultés et obstacles, alors, comme l’intendant, nous apprenons à ne plus en avoir peur, mais au contraire, à les bénir.

Bien sûr, cette histoire ne nous dit pas de se laisser battre ou même de rechercher les coups, mais de ne jamais oublier que tout arrive toujours pour le mieux, pour l’évolution de notre âme.

(Une histoire de Yehuda Berg, sur Kabbalah.com, 18-24 janvier 2009)

26 octobre au 1er novembre 2009 : Être quelqu’un

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Si  nous laissons notre ego nous convaincre que nous sommes quelqu’un, alors, spirituellement, nous ne sommes personne.

Si nous prenons le contrepied de notre ego et nous considérons comme n’étant rien, spirituellement, nous nous rapprochons de notre Véritable Nature.

Tout le monde connaît l’histoire de Moïse, qui a libéré son peuple de l’esclavage des égyptiens. Mais ce qu’on connaît moins, c’est lorsque Dieu lui a confié cette mission, il a répondu :” Qui, moi?!”

Comment une personne qui a délivré 600 000 personnes pouvait-elle avoir si peu de confiance en elle? Parce que ce n’était pas que Moïse manquait de confiance en lui, c’est que tout simplement, il était humble.

L’humilité est cette capacité d’entrer en empathie avec tous, de se mettre au niveau de chacun, de ne pas se sentir séparé, différent, supérieur, meilleur que l’autre. De croire et de voir en l’autre toutes ses potentialités, au-delà des apparences, sans comparer, sans juger.

La Kabbale enseigne que l’humilité est la plus grande qualité que peut avoir un être humain.

Cette semaine, focalisez-vous sur l’humilité. La difficulté, c’est que l’être vraiment humble ne le sait pas. Car à la seconde où nous nous disons humble, nous nous sommes déjà haussés au-dessus des autres.

Pour éviter de tomber dans ce piège, la recherche de l’humilité passe par la par la prise de conscience de l’inter-dépendance avec tous, la connexion qui existe entre tous les êtres, qui fait que nous dépendons tous les uns des autres.

Cette semaine, si vous avez des difficultés  à communiquer avec quelqu’un, s’il y a des tensions, de l’impatience, de la colère, ou si quelqu’un ne semble pas comprendre les “merveilleux conseils spirituels” que vous lui offrez, rappelez-vous que le fondement de l’humilité est de se sentir un avec tous et soyez attentifs à comment vous vous situez par rapport à l’autre, quelles sont vos pensées et vos jugements vis-à-vis de l’autre.

Vous adressez-vous à l’autre à partir d’un sentiment de séparation, de différence ou à partir d’un sentiment d’Unitude?

Observez les deux, vous serez surpris des résultats…

(Inspiré d’un article de Yehuda Berg, 10, 11 à 17 janvier 2008, sur Kabbalah.com)

20 octobre au 26 octobre 2009 : Où est la pierre précieuse?

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Les diamants sont la forme cristalline du charbon, transformés par la chaleur et la pression extérieure. La pression constante de billions d’années finit par transformer un morceau de charbon sans valeur en une pierre précieuse inestimable.

C’est comme la vie. Une pression qui nous écrase peut toujours être transformée en opportunité. Et cela ne nécessite pas obligatoirement des billions d’années.

Dès le moment où  vous élevez votre conscience et reconnaissez la valeur spirituelle cachée dans vos épreuves, un diamant neuf, étincelant, est formé.

Cette semaine, posez-vous cette question : Quels diamants sont en cours de transformation dans votre vie, actuellement?

Cette semaine, concentrez-vous sur une situation difficile que vous vivez et autorisez-vous à la voir comme une gemme en formation.

C’est votre regard sur elle qui fera toute la différence…

(D’après un article de Yehuda Berg, 12 janvier 2008, sur Kabbalah.com)

Du 12 au 18 octobre 2009 : Scénarios-catastrophe

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L’anxiété nous trompe en créant un futur imaginaire qui n’existe pas vraiment.

Par exemple, vous pouvez craindre de prendre l’avion par peur qu’il ne s’écrase, et donc vous évitez les choses qui vous effraient. Généralement, ces choses mauvaises ne vous sont jamais arrivées et ne vous arriveront sans doute jamais.

L’écrivain Mark Twain l’exprime très bien ainsi : “J’ai eu beaucoup de problèmes dont la plupart ne me sont jamais arrivés”.

Ceci peut être vrai pour une foule de choses : de la demande d’un rendez-vous à s’exprimer en public, en passant par une promenade dans une rue tranquille la nuit.

Un des rôles naturels du mental est d’assurer la survie de ce corps, c’est pourquoi le mental est très fort pour élaborer aussitôt un scénario catastrophe. Par exemple, un de vos proches est en retard pour le dîner. Le mental imagine aussitôt l’accident, mais pourquoi pas  la rencontre avec un ami perdu de vue depuis longtemps? (exemple vécu)

Cette semaine, soyez attentif à ce qui vous inquiète le plus dans votre vie quotidienne, et observez comment le mental construit aussitôt les pires hypothèses.

Cette semaine, au lieu d’imaginer le pire scénario, autorisez-vous le plaisir d’imaginer le meilleur scénario.

Réalisez tout ce que vous avez à gagner en pensant de cette façon…

(texte librement inspiré d’un article de Yehuda Berg, 8 janvier 2009, sur Kabbalah.com)

5 au 11 octobre 2009 : Débarrassez-vous des virus!

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La Kabbale nous enseigne que rien n’arrive dans le royaume physique qui ne soit d’abord arrivé dans le royaume métaphysique.

Concevez le monde spirituel comme un ordinateur et le monde physique comme une imprimante : les véritables décisions sont faites au niveau du logiciel.

Pratiquement, cela signifie que nos décisions sont prises dans le monde spirituel au niveau de la conscience. Par conséquent, c”est de ce niveau également que viennent les maladies émotionnelles et physiques.

Ainsi, pour remédier aux faiblesses présentes dans nos vies, nous devons retourner à la conscience.

Quelles sortes de pensées circulent dans votre esprit? Êtes-vous dépendants de pensées de peur, de doute,  de rancœurs, d’amertume, de cynisme, de manque… etc?

Cette semaine, injectez des pensées d’amour, de confiance, de joie, d’unité dans votre esprit et faites-y de la place pour que des guérisons de toutes sortes puissent y avoir lieu.

Plus encore, prenez conscience de toutes les pensées auto-destructrices, auto-limitatives, ou d’auto-critiques que vous écoutez et laissez circuler en vous et qui vous empoisonnent lentement mais sûrement.

Cette semaine, et toutes celles à venir, revenez encore et encore à votre plus grande conscience, à la pensée derrière la pensée derrière la pensée, afin de débusquer en vous les virus dans votre logiciel qui impriment dans votre vie des évènements ou situations dont vous croyez à tort  être la victime.

Installez en vous le plus puissant anti-virus qu’il soit : le Rappel, le Ressenti de Qui Vous Êtes vraiment!

(librement inspiré d’un article de Yehuda Berg, 6 janvier 2009, sur Kabbalah.com)

Approche de la méditation selon “Conversations avec Dieu”

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Tout d’abord reste en silence. Remarque que j’ai dit de rester en silence. Je n’ai pas dit de penser en silence.

Après être resté en silence un certain temps, tu remarqueras que ta pensée ralentit, du moins un peu, pour finalement s’apaiser. Alors commence à penser à ce que tu penses.

Tu m’as entendu. Commence à penser où vont tes pensées. Puis, empêche tes pensées d’y aller. Focalise-les. C’est la première étape de la maîtrise.

Cesse d’analyser toute nouvelle information qui arrive. Tu as cessé d’y penser. Au lieu de cela, tu penses à ce à quoi tu penses. Tu commences à focaliser tes pensées et bientôt, tu le feras sur rien du tout.

Dirige ton énergie sur quelque chose en particulier. Tu ne pourras te concentrer sur quoi que ce soit tant que tu ne le feras pas sur quelque chose.

Le problème est en partie relié au fait que le mental est presque toujours focalisé sur bien des choses

Pour focaliser sur rien, tu dois faire cesser tout ce bruit mental. Tu dois le contrôler, le limiter, et, en définitive, l’éliminer. Tu dois faire le vide, mais d’abord, tu dois te concentrer sur quelque chose en particulier plutôt que sur tout à la fois.

Alors, débute avec quelque chose de simple. Tu peux commencer par le vacillement d’une chandelle. Regarde la chandelle, regarde la flamme, vois ce que tu remarques à propos d’elle, fixe la profondément.

Sois avec la flamme. N’y pense pas. Sois avec elle.

Au bout d’un certain temps, tes yeux chercheront à se fermer. Ils deviendront lourds et ta vision deviendra floue.

Contente-toi d’être avec l’expérience.

Alors, quand tu as l’impression de vouloir fermer les yeux, ferme-les, c’est tout. N’y pense pas. Laisse -les se fermer. Ils le feront assez naturellement si tu ne t’efforces pas de les garder ouverts.

Tu es maintenant en train de limiter ton information sensorielle. C’est bien.

A présent, écoute ta respiration. Concentre-toi sur elle. Surtout, écoute ton inspiration. Écouter ton Être t’empêche d’écouter tout le reste. C’est alors que viennent les grandes idées. Lorsque tu écoutes ton inspiration, tu écoutes ton inspiration et rien d’autre.

Chut. Reste en silence. Cesse de penser ! Focalise ta vision intérieure. Pour une fois, tu as de l’inspiration, cela va t’apporter beaucoup d’intuition. Focalise cette intuition sur l’espace qui se trouve au milieu de ton front, juste au-dessus des yeux.

Dirige ton attention vers ce point. Regarde profondément à cet endroit. Ne le fais pas en t’attendant à trouver quelque chose. Observe le rien, l’absence de chose. Sois avec l’obscurité. Ne t’efforces pas de voir quelque chose. Détends-toi et contente-toi de la paix du vide. Le vide est bon. La création ne peut venir que dans le vide. Alors, goûte ce vide. Ne t’attends à rien d’autre, ne désire rien d’autre.

Cesse de penser.. Si ton esprit continue de se remplir de pensées, contente-toi de les regarder, dis-toi que c’est bien ainsi. A mesure que les pensées surgissent, contente-toi de reculer et d’observer ce qui est en train de se passer. N’y pense pas, contente-toi de le remarquer. Ne pense pas à ce à quoi tu penses. Contente-toi de te distancier de cela et de le remarquer. Ne le juge pas. Ne deviens pas frustré. Ne commence pas à t’en parler à toi-même

Tu ne peux atteindre le vide en te plaignant sans cesse de ne pas y être.. Lorsqu’une pensée surgit – une pensée superflue à propos de rien en particulier, qui n’a rien à voir avec l’instant – contente-toi de la remarquer. Puis, bénis-la et intègre-la à ton expérience. Ne t’y attarde pas. Elle fait partie de la parade qui passe. Laisse-la passer.

C’est comme la question que tu viens de te poser. Ce n’est qu’une question. C’est une pensée qui a surgi. Elle fait partie de la parade qui passe. Laisse-la passer. N’essaie pas d’y répondre, de la résoudre, de la comprendre. Laisse-la seulement être là. Qu’elle fasse partie de la parade qui passe. Puis, laisse-la s’en aller. Remarque que tu n’as rein à en faire

Tu trouveras là une grande paix. Quel soulagement. Rien à vouloir, rien à faire, rien à être, sinon exactement ce que tu es dans l’instant. Lâche prise.

Laisse les choses être comme elles sont.

Et continue de regarder. Sans anxiété, sans attentes. Continue seulement…de veiller doucement. Sans avoir besoin de rien voir…. En étant prêt à voir n’importe quoi..

Alors ? la première fois que tu le feras, ou la dixième, la centième ou la millième fois, tu verras ce qui ressemble à une flamme bleue vacillante ou à une lumière dansante. Au début, cela pourra avoir l’apparence d’éclairs, puis cela se stabilisera dans ta vision. Reste avec cela. Entres-y. Si tu sens ton Etre se fondre avec, laisse-le faire. Si cela arrive, il n’y aura plus rien d’autre à te dire.

Quelle est cette flamme bleue, cette lumière dansante ?

C’est toi. C’est le centre de ton âme. C’est ce qui t’entoure et circule à travers toi. Dis bonjour à ton âme. Tu viens de la trouver, enfin. Tu viens d’en faire l’expérience.

Si tu te fonds avec elle, si tu deviens Un avec elle, tu connaîtras une sublime plénitude de joie que tu appelleras extase . Tu découvriras que l’essence de ton âme est l’essence de moi. Tu seras devenu un avec moi. Pour un seul moment, peut-être. Pour une seule nanoseconde. Mais ce sera suffisant. Après cela, rien d’autre n’aura d’importance, rien ne sera plus jamais comme avant, et rien dans ton monde physique ne l’égalera. Et alors, tu découvriras que tu n’as besoin de rien ni de personne à l’extérieur de toi-même.

Je n’ai pas dit que tu n’allais jamais aimer personne ni rien à l’extérieur de toi. J’ai dit que tu n’aurais jamais besoin de personne ni de rien à l’extérieur de toi. Je le redis : l’amour et le besoin ne sont pas la même chose.

Si tu as vraiment « l’expérience de l’unité intérieure » que j’ai décrite, le résultat sera exactement le contraire de ce que tu crains. Au lieu de ne plus vouloir être avec personne, tu voudras être avec chacun – mais alors pour la première fois, pour une raison complètement différente.

Tu ne chercheras plus à être avec les autres pour tirer quelque chose d’eux. Dorénavant, tu chercheras à leur donner quelque chose. Car de tout ton cœur, tu désireras partager avec eux l’expérience que tu as trouvée en toi – l’expérience de l’Unité.

(Amitié avec Dieu , transmis par Neale Donald Walsch- pages 158 à 163,  aux Editions Ariane)

Trouvé cet extrait sur le blog “Conversations avec Dieu”

28 septembre au 4 octobre 2009 : La vieille commode poussiéreuse

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J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombrés de bilans,

De vers, de billets doux, de procès, de romances,

Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,

Cache moins de secrets que mon triste cerveau.

C’est une pyramide, un immense caveau,

Qui contient plus de morts que la fosse commune.

- Je suis un cimetière abhorré de la lune,

Où, comme des remords, se traînent de longs vers

Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.

Je suis un vieux boudoirs plein de roses fanées,

Où gît tout un fouillis de modes surannées,

Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,

Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché.

Charles Baudelaire ( Spleen)

Quand je suis tombée sur ce poème,  j’ai été frappée de la précision involontaire avec laquelle il décrit notre mental encombré, poussiéreux et attaché à tout ce qui n’est plus, coupé de la joie, de la fraîcheur et de l’émerveillement de chaque instant présent.

Même si cela fait peur, soyons conscient que la plupart de nos pensées, paroles et actes sont tirées de ce vieux meuble rempli de cochonneries d’un autre âge.

Nous RE-agissons, la plupart du temps. C’est-à-dire que  nous choisissons d’agir  non en fonction de ce qui est là, dans l’instant, mais d’agir à nouveau à partir de ce que nous allons sortir de  nos tiroirs : souvenirs, peurs, croyances, opinions que nous avons soigneusement conservées de nos expériences passées.

Le défi cette semaine et au-delà consiste à mettre tout cela sur le trottoir aux encombrants, et d’AGIR à partir de notre ÊTRE même, au-delà du mental, de ce qu’on peut aussi appeler notre ressenti, l’Amour, ou Dieu.

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